90 % des femmes de 18 à 25 ans victimes de violences dans les transports : un chiffre qui dérange mais qui révèle l'urgence

90 % des femmes de 18 à 25 ans victimes de violences dans les transports : un chiffre qui dérange mais qui révèle l'urgence

Dans les métros, les bus, les tramways, les gares… une réalité glaçante persiste. Selon une étude menée pour la RATP, 90 % des femmes de 18 à 25 ans affirment avoir déjà été victimes de violences sexistes ou sexuelles dans les transports en commun. Un chiffre qui choque, qui révolte, mais qui traduit surtout une vérité que beaucoup de femmes vivent chaque jour : celle d’une insécurité permanente dans des lieux censés être publics et sûrs.

Une insécurité banalisée

Regards insistants, attouchements, harcèlement, insultes, propositions obscènes, mêmes dans les heures de pointe… La peur s’installe très tôt chez les filles, parfois dès le collège. D’après l’Observatoire national des violences faites aux femmes, 80 % des jeunes filles de 15 à 18 ans ont déjà vécu ce type de violences. Les transports, censés favoriser l’indépendance et la liberté de mouvement, deviennent des zones de tension, de stratégie, de vigilance constante.

Des chiffres qui interrogent… et qui accusent

Ces données ne doivent pas être comprises comme une accusation contre tous les hommes, mais comme un signal d’alarme sur un système qui tolère encore trop l’impuné. Ces violences ne sont pas marginales : elles sont systémiques. Et leur fréquence, leur banalisation, leur invisibilisation participent à la dégradation de la santé mentale et de la liberté des femmes.

Conséquences psychologiques : la peur comme compagnon de route

Certaines femmes changent d’itinéraire, adaptent leurs horaires, mettent des vêtements amples, ou prétendent être au téléphone pour ne pas être abordées. D'autres renoncent à sortir seules, à prendre les transports le soir. Cette peur, ces adaptations constantes, ces stratégies de survie ont un coût psychologique réel.

Que faire ?

Face à ces réalités, il est temps de :

  • Former le personnel à la reconnaissance des signaux d’alerte et à la prise en charge des victimes

  • Multiplier les campagnes de sensibilisation visibles, concrètes, régulières

  • Améliorer les systèmes de signalement (boutons d’alerte, numéros d’urgence visibles, applications)

  • Cesser de minimiser les expériences des femmes et les responsabiliser à leur place

Ce que Protect Baddie propose

Chez Protect Baddie, nous croyons que chaque femme a le droit de se sentir en sécurité. Notre mission, c’est de donner aux femmes des moyens concrets de se protéger, de reprendre du pouvoir, d’oser sortir sans peur. Cela passe par des outils (kits de défense, alarmes personnelles, sprays, etc.), mais aussi par l’information et la parole.

En parler, c’est exister. En se soutenant, on résiste. Et ensemble, on agit.

Back to blog

Leave a comment

Please note, comments need to be approved before they are published.